Yves Philippe de FRANCQUEVILLE ou les prémices d\'une quête existentielle

Yves Philippe de FRANCQUEVILLE ou les prémices d\'une quête existentielle

Révolte

 

 

Révolte


à Monsieur Anatole FRANCE,

 

 

 

La mort est ma compagne en ce premier automne

Où les murs de ma chambre se sont rapprochés.

Je me trouve sans voix lorsque l’orage tonne

Annonçant le départ de mes amours cachés.

 

J’étouffe peu à peu sous un ciel assourdi

Par les nuits et les cris de ma sombre existence.

Serait-ce mon destin : trahi, voire tiédi,

Avant d’avoir rejoint la terre et le silence ?

 

Pourquoi donc suis-je né dans ce siècle affadi

Par ces gens sans espoir aux volontés mièvres :

Ils ne savent pas vivre et moi, fier et hardi,

Me voici condamné de sang et de fièvres !

 

Non ! Je suis animé d’une puissance étrange :

Médiocre, tu ne peux jaillir du brasier bleu

Élevé pour guider la révolte d’un ange...

La justice immanente a mis le ciel en feu !

 

 

 

© Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 

 

 

 

 

 

(collage de Polystyrene, encre et papier sur carton)


© Franck PASQUALINI. Révolte. 

Collection privée, tous droits réservés.

 

.

 



16/12/2010
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