Yves Philippe de FRANCQUEVILLE ou les prémices d\'une quête existentielle

Yves Philippe de FRANCQUEVILLE ou les prémices d\'une quête existentielle

les anti transpirants… et quelques autres problèmes de communication.

 Note N°51, commentée; extraite de la première liasse des écrits de Yves Philippe de FRANCQUEVILLE :

 

 

Je ne peux plus le sentir !


Sur l’hygiène de vie : les anti transpirants… et quelques autres problèmes de communication.

(Un article avec des supers liens à cliquer pour argumenter comme en vrai !)

 

 

L’acte de transpirer, d’émettre des « odeurs », est un élément clef dans la rencontre animale… et pourquoi pas dans les relations humaines ?

Le sens de l’odorat n’est pas à classer parmi les moins importants ou comme sens secondaire, s’il y en aurait un.

Tous nos sens nous construisent. En affaiblir l’un ou l’autre peut mettre en fragilité toute l’harmonie de notre corps.

Comme la vue ou l’ouïe, sentir et être senti jouent des rôles majeurs dans notre confrontation avec le monde qui nous entoure. C’est aussi à l’odeur dégagée par un être vivant que l’on peut saisir des informations sur son état de santé, ses angoisses, son mal-être, ses désirs ou sa joie.

La plupart des animaux dans la nature utilisent toujours l’odorat comme art de vivre ensemble.

Sentir « mauvais » n’est pas nécessairement un problème d’hygiène mais pourrait être aussi pour l’humain un moyen de défense, une souffrance psychologique exprimée ou une alerte que le corps cherche à communiquer au monde extérieur.

Cet article ne créera bien évidemment aucune polémique : il est totalement détaché de la moindre idée de promouvoir ou rejeter telle ou telle grandes marques de déodorants ou autres anti transpirants — ces multinationales des défenseurs farouches du « je suis propre, je sens bon… et c’est excellent pour la santé » n’ont surtout pas besoin de réflexions pour leur publicité !

Aucun danger à craindre de même, chez le consommateur, puisque les chercheurs-médecins-scientifiques-actionnaires-politiciens sont là pour nous rassurer.

Nos dépenses ont un sens pour éviter les mauvais effluves…

Oh, et pourtant, l’argent n’aurait pas d’odeur ?

Oh, comme l’odeur permet de créer l’argent !

Oui, attention, ne soyons pas ridicules : si la télévision, la presse et internet — par le biais des ministres de la santé et autres membres actionnaires du gouvernement — vous certifient que tous ces merveilleux produits sont conçus pour votre bien-être ; ils ne peuvent pas vous nuire. D’ailleurs, à les écouter, les chercheurs n’utilisent que des matières premières nobles et tout ce que l’on nous propose est testé de nombreuses fois sur tant d’animaux… ou cobayes humains !

Oui, en relisant l’article — qu’il faut croire formidablement honnête — publié par Unilever©, le producteur de Rexona©, Dove©, Axe© et autres trouvailles indispensables pour notre bien-être… c’est très convaincant ! Des médecins témoignent même, si besoin était de nous rassurer.

« Puisque tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles » nous dirait encore et toujours le savant docteur Pangloss.

Il faut donc surtout continuer à consommer ces substances miracles qui nous uniformisent dans un état de béatitude.

Et si l’une d’entre elles n’était finalement pas si inoffensive pour notre santé qu'il n'y paraît… il y a tant et tant d’autres denrées alimentaires, de produits d’hygiène ou d’entretien, d’ondes diverses, de drôles de médicaments et de pollutions malignes qui jouent avec notre santé pour ne pas s’inquiéter davantage ou râler en bafouillant que nous avons été dupés : mourir d’un cancer causé par un déodorant semble moins préoccupant à prouver que de mesurer en bourse les recettes de notre fleuron national Altadis© !

Ah, cette petite digression sympathique sur le TABAC… qui dégage tant d’odeur et d’argent !

Oui, parlons par exemple de cette super entreprise anciennement « Seita© et Tabacalera© ».

Nous lui devons tant ! Elle est une petite merveille de bonheur à fumer ! Ceux qui cotent en bourse notre droit à mourir en consommant du bon tabac sous contrôle de l’état savent vraiment ce qu’ils font. C’est certainement pour notre bien…

En effet, le tabac — entre autres bienfaits — brûle nos cellules olfactives, encrasse notre épiderme et attaque nos muqueuses pour nous empêcher de nous sentir ou de nous dégoûter de nos relents âpres ou âcres. Grâce au tabac, nous avons un besoin réel de nous créer une autre odeur : « je ne sens pas moi-même, mais tel ou tel déo définit mon existence aux yeux du monde… ».

Contre l’ennui, pour oublier que ma vie n’a aucun sens : pour occuper mes longs espaces temps de solitude à ne rien découvrir, apprendre, construire ou aimer… quoi de plus agréable qu’une cigarette. C’est un formidable apaisant, peut être le meilleur régulateur d’humeur pour un peuple de moutons.

Le jeune qui fume est calmé dans ses pulsions, dans ses complexes, dans ses envies et frustrations.

Trois minutes de paix pour le monde grâce à une clope. En temps de guerre, les cigarettes sont toujours distribuées aux soldats lorsqu’ils ne sont pas au combat… cela occupe l’esprit et les mains avant de repartir à la boucherie héroïque.

Le tabac est d’une grande aide à l’économie d’un pays !

Oui, tant et tant de personnes vivent grâce à la production, à la vente et à la consommation du tabac… comme bien entendu les fabricants de produits anti tabac. N’oublions pas également ceux qui fabriquent et vendent les médicaments et autres vaccins pour que l’on arrête de fumer. Peut-être sont-ils conçus dans les mêmes laboratoires où l’on développe les molécules pour rendre le tabac toujours plus toxique et addictif ?

Enfin, quel manque à gagner dramatique pour les hôpitaux, les pharmacies, les médecins et les pompes funèbres s’ils n’avaient pas à honorer les 66.000 morts par an, en France, liés au tabac ! (5.000.000 de décès dans le monde grâce au tabac).

Merci Altadis© de contribuer à l’effort économique français et international. Imaginez les fleuristes sans enterrements à décorer ?

L’agriculture aussi serait au bord du chaos sans le tabac… Ce serait certainement la crise.

Il y a aussi toutes ces associations avec ces bénévoles qui trouvent enfin à s’occuper pour donner de douloureux témoignages et s’activer bellement à la tâche…

Le tabac donne finalement du sens à la vie !

Merci aux fumeurs de participer à la grande et belle aventure de leur pays.

Pourtant, c’est compliqué parfois à faire de notre mieux, car nous sommes pareillement partagés entre encouragements et persécutions : il nous est interdit (ou alors très très très fortement déconseillé) de fumer des cigarettes que notre gouvernement produit, distribue et cautionne…

Heureusement, surtout, nous sommes toujours moins libres — à l’insu de notre plein gré — en devenant de plus en plus dépendants de ces extraordinaires produits de mort, grâce à ces petits génies de la chimie — dont certains partageraient sans doute les mêmes passions que les savants fous de tristes tyrannies du passé — qui s’efforcent au moyens de substances pas si éloignées des Ziclon B © ou autres sordides « gaz moutarde », de rendre les cigarettes toujours plus toxiques et addictives…

Que pour notre bonheur !

Seigneur Candide, dites-moi, qu’est-il devenu le tabac que l’on consommait à l’époque de Christophe COLOMB ? Il était reconnu comme un médicament, une plante bien-être, un peu magique…

Aujourd’hui, c’est la prison ferme pour celui qui oserait cultiver du tabac naturel, non OGM, sans y ajouter ces milliers de molécules tueuses que les nations (oui, la commercialisation est sous monopole des états) accueillent avec bienveillance.

Le cannabis est finalement moins contrôlé que le tabac. Quand il le sera — lui aussi — sous monopole officiel de l’état, peut-être deviendra-t-il encore plus dangereux ?

Allons… Oh ! Oublions de nous inquiéter car nous ne sommes vraiment pas si stupides à croire que le Meilleur des Mondes d’Aldous HUXLEY avec son Soma© pourrait être un jour la réalité de notre quotidien.

Revenons à notre sujet d’hygiène de vie.

Posons-nous la question des modes imposées par notre chère société qui semble ne souhaiter exister uniquement sur le principe de la consommation, et non sur le plaisir de se cultiver, d’étudier, d’apprendre, d’aimer ?

Juste l’exemple sympathique d’être rasé de près chaque jour… une règle imposée par les manufactures de rasoirs… C’est un vrai budget dans les ménages. Est-ce bon finalement pour notre corps de supprimer tout poil qui dépasse, et de torturer au quotidien visage, jambes, sexe, torse ou aisselles ?

Et la transpiration…

Se laver trop souvent userait peut-être la peau, comme les habits souffrent et s’abîment de trop de lessives ?

Mais non… « ceux qui savent » diront que nous nous renouvelons sans cesse (jusque la mort, il ne faut pas l’oublier).

Prenons cependant juste conscience que l’on nous parle de plus en plus du « capital » possédé par chacun quant à sa capacité à se restaurer. Par exemple, « le capital soleil ». Oups. Désolé mais je ne propose pas de liens internet qui me semblent trop achetés par quelques grandes marques de supers crèmes solaires : d’un travail certainement honnête de scientifiques sur les méfaits d’une exposition trop importante au plein soleil, voilà la pieuvre économique qui s’éveille de nouveau…

Utiliser des savons, crèmes et shampooings toujours plus éloignés de notre nature, s’interdire de transpirer… en bloquant les pores de la peau, en modifiant chimiquement voire biologiquement leur structure… Voilà toute une série de mesures peut-être effroyablement toxiques pour le corps humain.

Mais quelle importance ?

Oui, c’est conseillé pour notre bonheur, afin de contribuer à notre bien-être au quotidien.

Non… depuis si longtemps, nous avons des savants au service du contentement du peuple, et les certitudes fusent de toute part.

Anatole FRANCE aimait à dire à propos des nouvelles découvertes d’Albert EINSTEIN, qu’une vérité scientifique ne dépasse rarement les 80 ans… Mais comme la mémoire des hommes est vraiment très très relative aussi, les erreurs et leurs morts d’hier sont bien vite oubliées pour laisser places aux prochaines trouvailles.

Des plus grands moments que l’on doit taire — des plus tristement glorieux dans le dérisoire de nos certitudes — reste peut-être le souvenir de l’usage médical du radium en cure et en soin, en eau pétillante atomique comme en crème amaigrissante ou en anti transpirant…

Médiator© est un petit joueur, à la lecture de ce lien publicitaire…

Ah, que de mortelles prescriptions par la classe médicale quasi unanime pour tous ces soins de luxe !

Merci chers docteurs pour vos médecines qui ne sont pas véritablement éloignées de celles pratiquées dans L’Amour Médecin de Monsieur de MOLIERE :

Lisette : Que voulez-vous donc faire, Monsieur, de quatre médecins ? N’est-ce pas assez d’un pour tuer une personne ?

…Il ne faut jamais dire : « une telle personne est morte d’une fièvre et d’une fluxion sur la poitrine » : mais « elle est morte de quatre médecins, et de deux apothicaires ». 

Finalement, l’inquiétude à avoir n’est pas forcément face au danger représenté par toutes les maladies que pourrait peut-être développer notre obsession à l’hygiène ou à notre allure… mais quant aux transformations qu’elle engendre sur notre aptitude à communiquer !

Nous sommes probablement une espèce animale en voie d’extinction. En effet, il nous faut de plus en plus de méthodes assistées pour nous reproduire et nous maintenir en vie ; de plus en plus de produits médicamenteux sont nécessaires pour nous donner l’envie de ne pas mourir…

L’humain ressemble au dodo disparu aujourd’hui… lui aussi suit le même chemin car, il n’a plus la force ou le courage d’apprendre ou de créer puisque tout lui est donné à la becquée. Réfléchir est sûrement dangereux quand d’autres sont là pour le faire à notre place : nous les avons élu pour cela.

Il devient toujours plus indispensable d’occuper l’homme car il s’ennuie au fond de sa caverne de vérités, quand il est face à lui-même, lorsqu’il ne fait pas la guerre, lorsque le sang ne coule pas… au journal TV ou dans les arènes.

Le professeur Bruno CADORE, agrégé d’éthique médicale, voyait — à ses heures disponibles — à la lecture de la courbe croissante de la longévité humaine, le problème accrut du sens de notre existence.

Que d’argent à gagner avec les mouroirs ! On stocke les humains en fin de vie dans des maisons de retraites, comme des gallinacés sont mis en batterie… et les multinationales les gavent de supers produits…

Les vieux en cages sont les poules aux œufs d’or de notre époque.

Formidable de voir que Nestlé© et Danone© sont leaders dans les hospices et autres espaces de santé conventionnés, pour des alicaments vignettés et remboursés sécu !

C’est l’odeur des vieux qui peut déranger parfois… pas ce qu’ils rapportent.

En ajoutant les parfums de synthèse, tout rentre dans l’ordre, tandis que nous devenons toujours plus impropres à la communication.

Dans les grandes souffrances du relationnel, l’expression classique « je ne peux pas le sentir » exprime bien le lien entre le corps et l’esprit.

Pour aller à la rencontre de quelqu’un, il est nécessaire de le voir, de l’entendre, de le toucher et de le sentir… de saisir son goût. Le tabac brouille nos sens, les anti transpirants aussi (les anti dépresseurs et autres médicaments de confort ne sont probablement pas mieux).

Et nous ne savons plus qui se trouvent à nos côtés…

Avoir peur de sentir mauvais est certainement une bonne chose dans le désir de rencontre, mais avons nous l’inquiétude de faire le nécessaire pour sentir bon ?

Cacher une mauvaise odeur ne la supprime pas. C’est juste vivre avec, en voulant croire qu’elle n’est pas.

C’est aussi hygiénique que psychologique d’avoir un métabolisme en harmonie. Il nous faudrait alors tenter de consommer une alimentation la plus saine possible sans être déçu.

Le plaisir intelligent ?

Peut-être en évitant de se laisser convaincre par les affirmations des bonimenteurs, étalant à grandes couches de preuves les assurances d’offrir les meilleurs produits aux meilleurs prix !

Il nous faut aussi essayer — par la recherche de la connaissance et la curiosité courageuse et engagée — de réfuter les pseudo vérités imposées par les systèmes politiques et religieux pour nous uniformiser dans de vastes parcs à jouer pour grands enfants dociles.

Tout cela pour nous libérer des hontes, interdits et tabous qui nous entraînent à la destruction, tout en prenant soin de soi pour devenir des êtres en construction…

Voilà quelques bases pour « bien se sentir » !

Alors nous pourrons espérer sentir l’autre, apprécier le fait qu’il sente « bon »… Aller à sa rencontre et l’aimer.

 

 

 © Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 

Logo "viande bovine française" revisité par Franck PASQUALINI. ©

 

 

© Franck PASQUALINI recompose avec finesse le logo "point vert" très mal compris par les usagers qui ne savent pas le plus souvent que cela représente juste le droit à polluer que paye l'entreprise qui commercialise un produit…

 

 

Est-ce donc une faute que de vouloir consommer des aliments issus de l'agriculture biologique ?

Pour nous rappeler que l'usage le plus honnête devrait être de noter "chimique" sur les produits courants issus des entreprises et cultures intensives… et ne rien devoir inscrire sur les produits naturels non toxiques !

Merci à Franck PASQUALINI pour son logo © plein d'humour et certifié coquin !

 

 

 © Franck PASQUALINI a osé revisiter le "ruban de Möbius" en nous offrant un logo pas très catholique…

Peut-être est-ce simplement pour nous inviter à croire que tout peut être recyclé, même les vieilles religions ?

 

Ces quatre super faux logos ont été réalisés pour illustrer le poème Le grand Inquisiteur, extrait du recueil Solitude étrangère de Yves Philippe de FRANCQUEVILLE.

 

 

 

C'est un écrit réalisé par un pirate des mots — Yves Philippe de FRANCQUEVILLE — qui prend plaisir à écumer la toile de l'internet et tirer à coup de bons mots sur les certitudes imposées des médias, garants des bonnes idées de la République…

Profitez de pouvoir lire notamment cet article du vivant de l'auteur, avant qu'il ne soit retrouvé pendu haut et court au grand mat d'un pavillon corsaire, à la solde du tyran du jour ! 

Auteur : Yves Philippe de Francqueville



24/01/2011
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